De Bab-El-Oued le cheikh Ali Benhadj interpelle le président de la république sur la dilapidation des deniers publics
Comme beaucoup de citoyens le cheikh Ali Benhadj ne pouvait que dénoncer les dernières manifestations de dilapidations des deniers publics. Son sentiment il l’a résumé dans une lettre qu’il a adressée au président de la république pour attirer son attention en sa qualité de premier magistrat du pays.
Dans cette lettre, le cheikh Ali Benhadj a dénoncé le couteux festival panafricain qui n’enrichit en rien la culture algérienne ni la culture africaine. Des centaines de milliards ont été dépensés sur des artistes dont les comptes bancaires sont bien garnis en Europe et en Amérique alors que des millions d’Africains crient famine aux quatre coins du continent.
Cette manifestation qu’aucun pays africain n’accepte d’organiser par pudeur et aussi par respect à leurs peuples même si le continent compte en son sein des dizaines de dictateurs qui n’ont aucun souci des valeurs démocratiques. Mais dépenser des centaines de milliards sur une manifestation qui n’a aucun sens cela relève de la mégalomanie des gouvernants algériens et du mépris qu’ils ont pour leur peuple.
A Bab-El-Oued où le cheikh a accompli la prière d’Al-Asr à la mosquée Ettaqwa située en face de la salle Atlas où s’était déroulée le soir même le gala de clôture du festival panafricain, la population a été sensible au discours du cheikh qui n’a pas manqué de rappeler que juste derrière cette mosquée un immeuble s’est effondré le 9 avril dernier, jour de la présidentielle qui a vu Bouteflika obtenir son troisième mandat, et à ce jour les habitants (de l’immeuble) ne sont pas relogés et l’état n’a rien fait pour restaurer l’immeuble.
Au même moment où le cheikh intervenait, l’assistance a relevé avec une profonde indignation l’intense activité d’une centaine d’ouvriers qui badigeonnaient à la va vite les murs et les trottoirs de la rue qui mène vers la salle Atlas. Façon de rendre beau ce qui était durant de longues années le triste quotidien des habitants de Bab-El-Oued. Les gens de ce quartier qui vouent un profond respect au cheikh Ali Benhadj ont été au bord de l’explosion à la vue de ces attitudes provocatrices d’un pouvoir qui vient faire la fête dans le fief d’une population marquée par la misère et la souffrance. N’eut été l’intervention du cheikh Ali Benhadj qui a calmé les esprits la cérémonie de clôture du festival panafricain aurait tourné au Drame.




