Il veut faire des imams des mouchards,
Le ministre des affaires religieuses entend ester en justice le cheikh Ali Benhadj
Si l’on croit le ministre des affaires religieuses qui affirme avoir reçu un rapport de l’imam de l’une des moquées d’Alger où le cheikh Ali Benhadj intervenait après la prière du vendredi, on finit par conclure que cet imam est employé comme délateur et non pas comme homme de culte. Cette mission de mouchards et de délateurs, Ghoulam-Allah veut en faire la mission principale des imams algériens. Cela nous rappelle le temps de l’ère coloniale quand les autorités françaises voulaient utiliser certains hommes de cultes notamment ceux des zaouias des piliers de sa propagande contre les combattants de la liberté.
Ghoulam-Allah qui vient de déclarer licite la vente de l’alcool dans une région du pays sous prétexte qu’elle répond aux désirs des touristes (comme s’il y avait du tourisme en Algérie) ne sait plus si sa qualité de ministre a pour but de servir l’Islam loin de toute contingence politique ou servir un régime qui veut administrer l’Islam selon les conjonctures et selon ses intérêts. Sinon comment expliquer son intention de poursuivre en justice le cheikh Ali Benhadj pour le priver du droit à la parole. Une parole prêchée dans le seul but d’appeler au respect de la charia et des préceptes de l’Islam.
Ghoulam-Allah serait-il devenu ministre de l’intérieur, ou souhaite-t-il le devenir, pour qu’il franchisse le pas de s’attaquer à la liberté d’expression des citoyens ? Ne lui suffit-il pas de limiter les prêches des mosquées à son diktat ? A quel titre poursuivrait-il en justice le cheikh Ali Benhadj et pour quel motif ? Un citoyen n’a-t-il pas le droit de parler que ce soit dans une mosquée ou en dehors d’une mosquée s’il a quelque chose à dire et qui ne soit pas en contradiction avec les préceptes de l’Islam ? Ne suffit-il pas à Ghoulam-Allah sa fonction de ministre pour qu’il cherche à jouer au flic ou au caporal ?
Le ministre des affaires religieuses est très mal placé pour juger des qualités morales des autres et s’ériger en donneur de leçons. Les révélations de son ancien attaché de presse sur les dilapidations des biens publics suffisent à elles seules pour nous renseigner sur celui qui veut faire du zèle en cherchant à bâillonner le cheikh Ali Benhadj connu pour sa probité et sa liberté de ton. Si d’aventure il mettrait à exécution sa menace de poursuivre en justice le cheikh, ses maîtres sont avertis des dégâts qu’il risque d’occasionner à l’Algérie sur la scène internationale lorsque les ONG des droits de l’Homme seront saisies. A BON ENTENDEUR SALUT !




